Singapour, Singapour ? Mais c’est quoi, c’est où !? Pour être incollable sur la “cité-jardin”, on vous propose un article avec les informations essentielles pour mieux comprendre géographiquement et historiquement cette destination d’Asie du Sud-Est.

Côté géographie

Allez, on révise sa géographie !!! Mains sur le buzzer !

Je suis une cité-État d’Asie du Sud-Est avec une superficie de 714 km2. Composée de 64 îles, dont la principale est Pulau Ujong, je suis ??

Densément urbanisée, mais dotée d’une végétation luxuriante régnant même en plein centre-ville, ce qui m’a valu le surnom de « Ville jardin », je suis, je suis ?!?

Située à l’extrême sud de la péninsule malaise et séparée au nord par le détroit de Johor, je suis ? Allez Josette/Michel, vous l’avez sur le bout de la langue !!

  • Josette : La Malaisie ?!

Mais non Josette !! Autre indice : Après mon indépendance en 1965, j’ai su devenir avec très peu de ressources naturelles et des problèmes socio-économiques importants – émeutes raciales, chômage massif, difficultés de logement et d’accès à l’eau – l’un des pays les plus développés et les plus prospères du monde, je suis, je suis, je suis !?

  • Michel : Je sais, je sais !!!! Singapour !!!!

Bravo Michel !

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Singapour, c’est (entre autre) :

  • 712 km² de superficie (585 km² pour Pulau Ujong, la plus grande des 64 îles)
  • 5,4 millions d’habitants ; à 100 % urbanisée
  • 7 126 hab./km², soit la densité la plus élevée du monde après Monaco
  • 84 ans pour l’espérance de vie
  • un dollar singapourien (SGD) équivalent à 0,65 euros
  • un PIB par habitant de 60 800 US$
  • un taux de chômage de 1,9%
  • 4 langues officielles : anglais, mandarin, malais et tamoul

Côté histoire

Un pays de tigres et pirates ?!

Pendant des siècles, Singapour ne fut fréquenté que par les tigres et les pirates qui appréciaient les nombreux refuges de ses côtes découpées. Ce n’est qu’au début du XIXème siècle qu’un officier de la Compagnie Britannique des Indes Orientales – Stamford Raffles – fait découvrir la presqu’île au monde occidental et en fait son terrain de jeux personnel avant de l’offrir à la Couronne, en 1867, ce qui lui vaudra d’être par la suite anobli. 

Aujourd’hui, l’un des plus célèbres et des plus luxueux hôtels de la ville porte son nom. C’est également en son honneur que se dresse dans le parc qui porte son nom un « merlion », du nom du premier animal que le marin crut apercevoir en débarquant sur les berges, une chimère à tête de lion et au corps de poisson, et qui est devenu par la suite l’animal emblématique de la cité-état.

Colonie de la couronne

Après le cadeau à la Couronne en 1867, Singapour est déclaré « colonie de la Couronne », ce qui signifie une domination de la Couronne Britannique sur Singapour qui durera jusqu’à l’indépendance en 1965, hormis la parenthèse de l’occupation japonaise. Pendant cette période sous le joug britannique, l’immigration se développe. En effet, les Britanniques font venir dans la région des travailleurs chinois et indiens pour développer le commerce et travailler dans les plantations d’hévéas. Du fait de l’interdiction faite aux étrangers d’acheter des terres agricoles en Malaisie, ces communautés s’installent à Singapour, alors surnommée en Angleterre « le Gibraltar de l’Extrême-Orient ».

« Les années les plus sombres de l’histoire de Singapour »

A partir du 15 février 1942 pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’île est soumise à l’expansionnisme du Japon et intègre la « Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale », à la suite d’une invasion dirigée depuis les terres, alors que les défenses de la ville ne sont orientées que vers la mer. On estime que sous l’occupation, entre 20 000 et 100 000 Chinois furent tués en tant qu’« éléments anti-Japonais » sous l’occupation. Les historiens locaux appellent cette période « les années les plus sombres de l’histoire de Singapour ». A cette époque, l’armée impériale japonaise y implante également l’unité de recherche bactériologique 9420, une filiale de l’unité 731, où des chercheurs nippons pratiquent des expérimentations sur des cobayes humains. Dans le même temps, un camp de prisonniers de guerre est mis en place, appelé « camp de Changi ». Des militaires britanniques, américains et australiens, principalement, capturés dès 1942 ou durant la guerre, y sont détenus. Les pertes humaines y sont nombreuses, essentiellement dues à l’hygiène déplorable et à la famine.

L’Empire britannique récupéra Singapour le 5 septembre 1945.

Indépendance de la République de Singapour

En 1959, les Britanniques dotent Singapour d’une Constitution propre et Lee Kuan Yew est alors élu Premier Ministre. Son parti, le People’s Action Party (“Parti d’action populaire”) propose alors d’intégrer la Fédération des États de Malaisie, ce qui fut fait le 16 septembre 1963. Mais peu après, les Malais de la péninsule forcent Singapour à quitter la Fédération contre le gré de Lee Kuan Yew. Dès 1964, des troubles éclatent et l’indépendance de la République de Singapour vis-à-vis de la Fédération est proclamée le 9 août 1965.

Envie d’en savoir plus ?

Singapour en bande dessinée

Pour en savoir plus sur l’histoire de Singapour, nous vous invitons à lire Charlie Chan Hock Chye, une vie dessinée. Dans ce récit graphique le Singapourien d’adoption Sonny Liew explore la fascinante histoire de la cité-État et questionne l’héritage laissé par Lee Kuan Yew, le père fondateur de Singapour, décédé en 2015.

Pour être incollable sur Raffles

On retrouve le nom de Raffles partout à Singapour : hôtel, rues, places, écoles… Mais qui était vraiment Stamford Raffles. Pour être incollable sur ce personnage indissociable de ville, nous proposons de lire l’article Stamford Raffles, un nom incontournable à Singapour que lui a consacré Le Petit journal de Singapour.

Lors de votre voyage à Singapour, ne manquez pas l’exposition “Raffles in Southeast Asia : Revisiting the Scholar and Statesman”, qui lui est dédiée à  l’Asian Civilisations Museum (ACM) jusqu’au 28 avril 2019.

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